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jeudi 6 décembre 2012

La célèbre pièce "Rhinocéros" d’Eugène Ionesco adapté en Tamazight.






Première en tamazight du "Rhinocéros" d’Eugène Ionesco au théâtre régional de Batna
BATNA - La première de la pièce "Ikenker", une adaptation du "Rhinocéros" d’Eugène Ionesco, montée en tamazight par le théâtre régional de Batna (TRB), a été donnée jeudi après-midi devant un public nombreux et très attentif.

Adaptée par Nouri Seghir, la pièce, mise en scène par Samir Oudjit, est interprétée par de jeunes comédiens qui ont travaillé le texte traduit par le regretté Malek Bouguermouh, sous le titre "Rdjel ya h’lalef".

Le metteur en scène a mis l’accent sur la "dégradation morale des personnages qui se poursuit jusqu’à réduire l’homme au stade de l’animal", demeurant en ce sens, fidèle à la trame du texte orignal.

Un seul personnage réussit à échapper à cette "épidémie" qui réduit tous les autres au stade du rhinocéros, en restant humain grâce à son "système immunitaire" que constitue, ici, l’image de la conscience vive qui résiste à la corruption.

Cette pièce sera rejouée à Batna, à l’occasion du quatrième festival national du théâtre amazigh, prévu du 10 au 18 décembre courant.




Source : APS

mercredi 28 novembre 2012

"Mascarade" du 03 au 08 décembre à la salle El Mouggar, Féhom ?






Lyes Salem, César du meilleur court-métrage avec "Cousines" en 2005, passe aux manettes du long-métrage et signe, sur un ton délibérément léger et joyeux, une petite foire désordonnée et sympathiquement anodine.
Qu'évoque le mot mascarade(s)? Une certaine hypocrisie,une façon de déguiser son comportement,un jeu social dont personne n'est dupe,mais aussi un divertissement léger qui cache une critique plus grave: tout ce que recèle le film de Lyes Salem... 
L'action se passe dans un village algérien qui a pour décors les Aurès,du sable, et des hommes. Mounir, marié et père de famille, "frimeur" et complexé, se proclame pompeusement "Ingénieur en horticulture" et non jardinier,et rêve de grandeur mais comment y accéder quand sa propre soeur, atteinte de narcolepsie,est la risée du village ? Tout le film va donc reposer sur le mensonge et le déguisement social,et la force du réalisateur est de tout faire passer par le rire à la façon des comédies italiennes des années 60, avec ce que cela suppose de rythme et de mordant.Milieu plein de naïveté et de rouerie où le paraître est plus important que l'être, et où on ne prête qu'aux riches; belle performance de L.Salem, également acteur, en fanfaron.

Si vous voulez vous faire votre propre avis, rdv à la salle El Mouggar du 03 au 08 Décembre

mercredi 26 septembre 2012

"Zabana" en route vers les Oscars




C'est désormais officiel,  le film "Zabana" de Said Ould Khelifa sera le porte drapeau national en route pour la 85ème cérémonie des Oscars, aura-t-il la chance d'être sacré meilleur film étranger ?

produit par l’Agence algérienne pour le rayonnement culturelle (Aarc) et "Laith média" dans le cadre du 50ème anniversaire de l'indépendance nationale, ce long métrage disposait de tout les prérequis d'une production cinématographique " normale " ( quand on connais les difficultés pour produire un film en Algérie ) , ainsi que d'une surmédiatisation digne d'un évènement national.

Et c'est ce que la Commission Algérienne de sélection des films confirme en choisissant "Zabana" comme représentant de l’Algérie lors de la prochaine cérémonie des Oscars, et déjà une consécration  pour le jeune acteur Imad Benchenni qui a incarné le rôle du premier Algérien, militant pour la cause nationale, guillotiné.

Apres la nomination du film "Hors la loi" de Rachid Bouchareb, dans la catégorie du meilleur film en langue étrangère, "Zabana" aura la lourde tâche de franchir l'étape des candidatures préliminaires, où  70 films seront en lice pour espérer une place parmi les 5 finalistes.

En attendant, le public Algérien pourra découvrir le film dans les salles lors de sa sortie, le 1er novembre prochain ... tout un symbole. 






dimanche 23 septembre 2012

Projection du film "Le Repenti" de Merzak Allouache




Le Ciné Club Chrysalide revient cette saison avec une programmation riche, des séances de projections-débats qui constituent un rendez-vous incontournable pour les cinéphiles et les amateurs du septième art.
Cette semaine, honneur au réalisateur Algérien Merzak Allouache avec la projection du film "Le Repenti", une histoire passionnante survenue dans une période tragique qui a marquée l'histoire de l’Algérie indépendante, le débat s'annonce palpitant.

Synopsis :

Algérie région des hauts plateaux.

Alors que des groupes d'irréductibles islamistes continuent à semer la terreur, Rachid, un jeune jihadiste quitte la montagne et regagne son village. Selon la loi de "pardon et de concorde nationale", il doit se rendre à la police et restituer son arme. Il bénéficie alors d'une amnistie et devient "repenti". Mais la loi ne peut effacer les crimes et pour Rachid s'engage (alors) un voyage sans issue où s'enchevêtrent (se mêlent) la violence, le secret, la manipulation.

Rendez-vous donc, Jeudi 27 Septembre à la salle Cosmos au niveau de Riadh El Fath, Alger. 

lundi 10 septembre 2012

"Ce que le jour doit à la nuit" un film qui s'annonce déjà polémique





Adapté du Best-seller éponyme de Yasmina Khadra, le nouveau film d'Aléxande Arcady projeté en avant première à Alger, hérite déjà des critiques faites à  l’ouvrage ... et ce questionnement qui revient toujours : "peut-t-on idéaliser la période coloniale dans une oeuvre artistique ?" 


Accusé d'appartenir à la littérature révisioniste, le best seller de Yasmina Khadra divise les lecteurs algériens. Qu'en est-t-il de cette adaptation cinématographique piloté par le réalisateur français Alexandre Arcady ?, ce même réalisateur qui affirme que " cette terre algérienne a fait de moi l'homme et le cinéaste que je suis "  dans un article paru chez El Watan.

Cette histoire d'amour sur fond de colonisation et de guerre retranscrite sur grand écran, se veut avant tout salvatrice des valeurs humaines contextualisées dans une période de conflit, Arcady affirme vouloir faire un travail tant galvaudé de réconciliation entre les deux peuples, un travail que d'autres verront comme une tentative de blanchimement du passé coloniale français.

La critique algérienne relate tout aussi bien ce contraste, Mouloud Mimoune dans son article paru sur El Watan, nous offre une bonne raison d'apprécier ce long métrage : "Avec Ce que le jour doit à la nuit, le film, comme le roman, marque un moment-clé de cette histoire. Celui au cours duquel l’humain et la sagesse triomphent des partis pris, des simplifications, des rancunes et des fausses gloires". 

Chawki Amari dans un article paru sur le même journal ne partage pas cet engouement, avec un style ironique, l'auteur réduit le film en  : "une belle histoire d’amour entre un Algérien francisé et une Française non algérianisée et brassant une période comprise entre les années 30 et aujourd’hui". 

Qu'en est-t-il du cinéphile Algérien lambda ? qui bien évidemment n'etait pas convié à l'avant première, comment cette production française basée sur une littérature algérienne vas être accueillie par un public algérien qui aura certains aprioris par rapport au sujet ... vision revancharde ? nationalisme ciné-partisan ? ou  plutôt découverte d'une oeuvre réconciliatrice ?

Nous aurons la réponse au lendemain de la sortie officielle dans les salles algériennes prévue pour Octobre 2012.







Le festival d'oran du film arabe 2012






Organisé sous le thématique du 50ème anniversaire de l'indépendance nationale, le festival sera le rendez-vous tant attendu des cinéastes arabes pour célébrer ce cinéma qui se diversifie d'année en année.

D’après le commissariat du festival, les demandes de participation à cette édition ont atteints un chiffre record.

Le dérouelement de cet évènement culturel s'articulera autour d'expositions, ateliers et autre conférences sur le cinéma algérien, 50 ans après.

On  saura qui succedera au film Libanais " Hala Lawin" réalisé par Nadine Labak qui a décroché le "Lion d'Or" du meilleur long métrage de la 5ème édition. 


dimanche 9 septembre 2012

Journées cinématographiques du court métrage à Bechar



La deuxième édition des journées cinématographiques du court métrage prendra place dans la ville de Bechar où deux dizaines de jeunes cinéastes venus des 10 wilayas d'Algérie présenteront leur oeuvre. Ces productions cinématographiques, présélectionnées par le comité d’organisation, traitent de plusieurs thèmes et sujets de la société algérienne et des mutations qu’elle connaît, a précisé le directeur de la maison de la culture de Bechar. Ces journées cinématographiques, qui se veulent un espace d’encouragement des jeunes cinéastes amateurs, ont pour objet aussi la promotion et le développement des activités cinématographiques a travers le pays, a ajouté M. Amari Hamdani. (El Watan)
du 29 octobre au 1er novembre 2012